17/01/2017

RIE3, la farce du levier et le conservatisme social

Le 12 février 2017 nous aurons la responsabilité de décider de notre futur économique fédéral, cantonal et communal.

Certains aimeraient voir les budgets générer des prestations et d'autres les prestations générer un budget. Sans en refaire l'historique, la situation s'est tendue depuis le respect des recommandations de l'OCDE sur la fiscalité des entreprises en Europe. Elles ont servi de base de négociations entre la Commission européenne et notre pays. Les efforts que nous consentons sont donc utiles pour maintenir les échanges avec notre meilleur "partenaire" économique.

En y réfléchissant, nous avons opéré un transfert de technologie avec nos partenaires chinois en y levant certains droits de douanes pour une partie de notre productivité à haute valeur ajoutée. Nous comptions sans doute sur le maintien de la désindustrialisation par les Etats-Unis d'Amérique rendant le Made in USA aussi prestigieux que le Swiss made pour maintenir l'état général de notre commerce extérieur.

C'était sans compter sur l'élection de Mr le Président Trump.

Sa volonté de produire de la richesse autrement que depuis la FED pourrait se révéler être un formidable accélérateur de récession internationale. Son pays pourrait alors continuer à vivre sur le crédit à la consommation revigorant au passage l'économie chinoise, leader mondial en la matière.

Si donc la réforme des entreprises était à la base un formidable tremplin pour combattre la mort du Secret bancaire, elle est aujourd'hui la planche de salut pour un simple maintien de notre pays dans la course à l'emploi de durée indéterminé.

En effet, la votation du 12 février n'appelle pas un choix de principe mais un positionnement stratégique dans un monde économique débridé, qui a atteint ses limites à bien des égards mais qui demeure le reflet de ce que l'Homme est capable de cultiver dans ses échanges avec autrui; soit l'on fait du commerce, soit on se fait la guerre.

 

Antonio Gambuzza

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30/08/2016

Le Carnaval, le masque et la migration

Alors que le poids de la tradition s’estompe à coup de révolutions stylistiques, les femmes occidentales ont vu leur condition de vie s’améliorer comme l’écume des jours.

Demeure néanmoins des reliques insidieuses pour celles qui ont le « privilège » de rencontrer le Pape. Non contente de baiser la main de l'Ami de pauvres, elles doivent se couvrir la tête d’un voile. Dans certaines régions reculées du sud de l’Europe, elles portent encore le fichu pour se rendre au cimetière, voire pour gouverner le domicile familiale.

J’ai ainsi le privilège d’affirmer qu’il n’existe pas une raison unique d’observer un code vestimentaire. Et si dans le dernier cas mentionné il y réside un acte libérateur en arborant un symbole d’autorité, je ne puis que m’étrangler quant à l’idée de couvrir les épaules de ma femme pour la Fête Nationale du Vatican.

Les vertus salutaires de la religion chrétiennes se limitent au Pardon Divin qui ne peut s’obtenir dans certain cas que par l’intercession du clergé. Non astreint à la discipline monacale qui ôte tout jouissance de la vie mutuellement consentie, la fréquentation des ecclésiastes n’est pas à mon ordre du jour. Non que leur science n’est pas intéressante, loin s'en faut mais pour eux, il est toujours question de laisser leur empreinte dans une encyclique afin de faire autorité dans un domaine aussi réel que l’évolution des Pokémons.

L'Histoire a montré que les artifices pour faire main basse sur l’obéissance des peuples se sont succédés avec une telle réussite que ces hommes de foi semblent complice dans le dessein inspirant la fin d’une Humanité. Par exemple, la Confession a permis à l’église catholique de s’aliéner des familles entières, déposséder des terres tout en maintenant une activité maraîchère à son propre compte et gagner des richesses sur la vertu de l'autorité divine mais jamais par paresse.

Seulement voilà, l’instruction des masses à faire éclore de petits travers comme le scandale des abus sexuels pratiqués en bande organisée. Une petite affaire qui a contraint le collège des Archevêques de Suisse d’enjoindre mais sans obligation, les prêtres récipiendaires d’une confession allant contre le code pénal helvétique à être dénoncées aux autorités civiles (sic).

Toute personne normalement constituée ne voudrait pas voir un retour de l’impunité (re sic) des prêtres violeurs, des contraintes d’excommunication ou des astreintes à une guerre contre une autre religion.

Notre histoire est une clé pour soulever la légèreté des consciences. C’est bien en son cœur et en son sein que le respect des autres se doit d’être actif afin d’éveiller non de la suspicion mais un accueil digne et une confiance saine et réciproque, sans discrimination de part et d’autres.

Il existe tant de façon différent d'adhérer à une cosmogonie qu'il est n'est pas le temps de juger son allier. Il est urgent de ne pas fossoyer une liberté individuelle chèrement gagnée.

 

Antonio Gambuzza

17:33 Publié dans Air du temps, Humeur | Tags : burkini, burqua, religion, islam, carême, vatican, pape, françois, catholicisme, le temps, le courrier | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/06/2016

La Morale et son contraire sont sur un bateau

La Slutwalk. Voilà un évènement qui peine à convaincre les consciences établies. Beaucoup imaginent des féministes mener un combat d'arrière-garde, reprenant les premières luttes des années 60.

Ce mouvement actuel ne va pas plus loin, il pense différemment. Si les militantEs ne revendiquent pas un modèle sociétal égalitaire, elles ne délaissent pas pour autant cet aspect des revendications historiques. Leurs revendications sont bien plus profondes ; elles s'infiltrent dans nos maisons, nos cultures et nos mœurs. 

Rappelez-vous, il y a quatre ans, un collectif de femmes a monté une marche commémorative sur l'écheveau d’une considération très personnel d’un représentant des forces de l’ordre de Toronto envers les victimes de viol.

Révulsées par ce qu'il faut bien appeler une profonde injustice, plusieurs mouvements ont vu le jour dans les capitales du monde occidentales avec le même mot d’ordre ; Insoumission ! 

Selon les subtilités culturelles, elles ont pris plusieurs formes et à Genève, minutieusement, chaque évènement a pris plus d’importance. Ce qui diffère entre la première et la dernière édition, hormis le nombre de participantEs en constante augmentation, est un espace d'expression offert à chaque individu, sans jamais juger ni se juger. 

Lors de l'édition 2016, pendant deux jours, chacunEs a pu se délivrer de ses poids morts au cours de divers ateliers. Pendant ces deux jours, se sont côtoyés des femmes et des hommes indifférenciés dans leurs motivations militantes. Le point culminant étant la Marche, Le Wallk !

Le 11 juin, entre 15h00 et 19h00, les passants ont pu voir l’expression toute personnelle de chacunE ; un homme cultiver l’androgyne similitude de la jeunesse, une femme entretenir le mythe épicène des métiers, une féministe de la première heure chanter contre un patriarcat omniprésent, une jeune femme effeuillée s’identifiant pacifiquement au mouvement Femen, un jeune homme en jupe arborant fièrement un soutien-gorge et toutSe ne souhaitaient alors qu’une seule chose, grossir les rangs civiques de gens ordinaires, afin que soient entendus les revendications des victimes de violences sexuelles.

Cette édition s’est déroulée dans un profond respect des genres et des militantEs. De la musique pour adoucir la rage, de l’eau pour lutter contre la chaleur (et oui il y a eu du soleil pendant la Marche) des slogans, beaucoup d’humour et surtout, la volonté de dire stop à cette banalisation.

L'an prochain, je prendrai mon après-midi afin d'apporter ma pierre à l'édification de ce qui est aujourd'hui un vide abyssal au soutien des victimes d'abus sexuels envers les femmes et les hommes, qu'ils soient mineurs ou majeurs.

 

Antonio Gambuzza

23:38 Publié dans Air du temps, Genève | Tags : slutwalk, genève, tdg, le courrier, le courriers, le temps, femen, ville de genève | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | |