07/07/2017

Jazz et francophonie.

La Francophonie ne le sait pas encore mais les fées d’Ella Fitzgerald se sont penchées sur son berceau. Anne Sila est une artiste qui crée son univers tableau après tableau. Si celui-ci n’est pas teinté de blues et de rock, il est constitué de poésie, de virtuosité et, surtout, de passion. 

La seule chose que l’on peut souhaiter à cette artiste hétéroclite, c’est de patiemment monter son édifice musical afin de nous gratifier de son savoir-faire vocal mais également de son pouvoir créatif. Si l’un et l’autre ne sont pas indissociable, c’est bien leur conjugaison qui nous permettront de savourer les cristallins tintements de ses cordes à son bel arc.

Anne Sila est une artiste complète avec une carrière professionnel qui semble démarrer sous les meilleurs hospices. Bien qu’elle puisse se reposer sur une expérience richissime et qu’elle ne demande qu’à être soutenue par son public toujours plus nombreux, les méandres de la distribution ne devraient jamais être une entrave à ses envolées symphoniques.

Il y a encore 3 ans, les organisateurs du festival Jazz à Vienne n’aurait pas accordé à cette brillante artiste le privilège de se produire sur la scène de son Théâtre antique. Ce n’est pas son passage dans l’émission de télé-crochet qui lui a permis de recevoir cet insigne privilège, non. Seul le chemin parcouru pas après pas lui a ouvert les portes du Graal.

La seule chose que je veux lui souhaiter, c’est une soirée spéciale pendant laquelle ce théâtre lui soit totalement dédiée afin de ravir ses fan’s mais également d’écrire en lettre d’or l’histoire du Jazz français, loin des considérations intellectuelles du Conservatoire pour nous donner notre levain quotidien à l’aune de sa corne d’Abondance.

De l'efficacité de sa maîtrise par le plaisir que prenne ses compagnons de scène au public qui n’hésite pas à prendre la route pour l'acclamer, tous nous souhaitons lui dire :

  • « Merci Anne ; encore une stp. »

 

Retranscription par Toni Gambuzza

10:20 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

24/04/2017

L'As de trèfle, le couple et la fille à Papa

Quand les USA propulsèrent Barak Obama à la tête de leur Nation, le fraichement élu président Sarkosy saluait le renouvellement du pouvoir politique nord américain en une décade.

6 mois après les élections américaines post Obama, le milliardaire Trump n'a pas su convaincre le peuple américain malgré une quasi présence absolue dans les médias. À ce titre, notre analyse subjective montre une disparité du temps de présence des candidats au pouvoir suprême de la France Métropolitaine et d'Outre-mer. Subjective car se sachant observé, ce temps de parole est scrupuleusement décompté pour qu'un déséquilibre ne soit reproché ni aux médias et encore moins aux services de l'Etat organisant cette élection cruciale pour l'avenir de 70 millions d'administrés, mais également pour la cohésion européenne et pour sa stabilité économique.

De l'autre côté de l'Atlantique ce sont les États et leurs grands électeurs qui gouvernent alors qu'ici le suffrage universel prédomine. Est-ce parce que les mentalités anglo-saxonnes diffèrent tant de la culture germano-celte de nos latins voisins ou est-ce parce que le pouvoir politique français ne se gouverne plus par son système bicaméral mais par la pérennité de son administration?

Le passage au quinquennat ne permet plus un arbitrage en cours de route de la politique en place. Pendant la durée du mandat présidentiel, les élections législatives adoubent ou aiguillonnent le programme de politique intérieure et économique du pays, d'où l'importance du choix d'un premier ministre ayant la mesure du rôle de l'état.

Si ce changement s'est imprimé en 2007, depuis le 23 avril 2017, les partis politiques ne semblent plus être un gage de réussite. A l'instar des USA, c'est bien la présentation des candidats qui prévaut. La figure de gendre idéal fait toujours recette et, dans une France martyrisée, c'est bien le couple Macron qui a porté l'espoir d'une majorité proportionnée des habitants du vieux pays.

Si le premier parti à en faire les frais est le parti à la Rose, Mr Fillion en demeure pas moins le premier surpris. Quand à Mme Le Pen, elle en découvrira l'amertume saveur le 7 mai 2017 non par effet de ricochet mais tout simplement parce que son idéologie isolationniste ne prévaut que par une résilience colonialiste qui ne s'avoue pas vaincue alors que le changement voulu régionalement n'est pas à l'ordre du jour pour de simples raisons d'intérêts commerciaux.

Prédiction hasardeuse ou pari sur l'émergence d'une refonte de la logique présidentiel voulue par les éminances du système, l'essence de la Vème République se base non sur les partis politiques mais sur la continuité de l'Administration.

Finalement peu importe qui gouverne et quelle odeur émane des liquidités de l'Etat, l'administration gagne, comme la banque au Monopoly.

23:03 Publié dans Air du temps | Tags : #presidentielle2017 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

17/01/2017

RIE3, la farce du levier et le conservatisme social

Le 12 février 2017 nous aurons la responsabilité de décider de notre futur économique fédéral, cantonal et communal.

Certains aimeraient voir les budgets générer des prestations et d'autres les prestations générer un budget. Sans en refaire l'historique, la situation s'est tendue depuis le respect des recommandations de l'OCDE sur la fiscalité des entreprises en Europe. Elles ont servi de base de négociations entre la Commission européenne et notre pays. Les efforts que nous consentons sont donc utiles pour maintenir les échanges avec notre meilleur "partenaire" économique.

En y réfléchissant, nous avons opéré un transfert de technologie avec nos partenaires chinois en y levant certains droits de douanes pour une partie de notre productivité à haute valeur ajoutée. Nous comptions sans doute sur le maintien de la désindustrialisation par les Etats-Unis d'Amérique rendant le Made in USA aussi prestigieux que le Swiss made pour maintenir l'état général de notre commerce extérieur.

C'était sans compter sur l'élection de Mr le Président Trump.

Sa volonté de produire de la richesse autrement que depuis la FED pourrait se révéler être un formidable accélérateur de récession internationale. Son pays pourrait alors continuer à vivre sur le crédit à la consommation revigorant au passage l'économie chinoise, leader mondial en la matière.

Si donc la réforme des entreprises était à la base un formidable tremplin pour combattre la mort du Secret bancaire, elle est aujourd'hui la planche de salut pour un simple maintien de notre pays dans la course à l'emploi de durée indéterminé.

En effet, la votation du 12 février n'appelle pas un choix de principe mais un positionnement stratégique dans un monde économique débridé, qui a atteint ses limites à bien des égards mais qui demeure le reflet de ce que l'Homme est capable de cultiver dans ses échanges avec autrui; soit l'on fait du commerce, soit on se fait la guerre.

 

Antonio Gambuzza

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