29/08/2012

Les demandes se créent, elles ne s'offrent pas!

Les critiques morales ou militantes qui ont suivi l'annonce d'Antonio Hodgers au poste de candidat au Conseil d'état mettent en avant la capacité de certains à s'émouvoir en émettant des cris d'orfraies et pour d’autres en créant une mise en scène dans un final où le méchant gauchiste Hiler a bénéficié de parfaites conditions financières et politiques pour régenter collégialement la vie de notre république.

 

Ce qui est amusant, c’est cette spontanéité émotionnelle qui fait suite à un tweet, lançant immédiatement l’enterrement d’un ministre qui lui, n’a d’égal à son action que sa grandeur physique. Un géant!

 

Alors si les premières réactions peuvent se considérer comme étant des avis sans importance, les conséquences n’en sont pas moins imprimées. Pour notre république, l’enjeu n’est pas tant de mesurer les chances de succès d’un suisse patriotique aux origines argentines, mais plutôt de considérer si les suisses aux origines plus floues mais historiquement indiscutables sont les meilleurs candidats pour conduire le radeau de la méduse genevois.

 

Les Verts regorgent de personnes compétentes. Des militants, universitaires ou non, qui ont le projet de « verdire » les actions politiques qui seront décrétées durant la prochaine décennie. Des femmes et des hommes qui ont comme intention commune le bien-être de tous, avec une vision rationnelle et réaliste de notre quotidien.

 

Les Conseillers administratifs et autres présidents de sections sauront mesurer l’ampleur de la tâche qui sera remise sur le métier en 2013. Cela étant, la Tribune de Genève a-t-elle demandé à Fabienne Fischer ses intentions quant au poste de Conseillère d’état ? Et Yvan Rochat ? Et Esther Adler ?

 

Les commentaires faisant suite à cette annonce médiatique mettent en exergues les points (soit disant) faibles d’un candidat qui défends le bien commun non par dogmatisme ou par héritage collectiviste mais par souci de responsabilité individuelle et de qualité de vie pour les habitants de son canton, Genève. Un discours qui ne se veut ni moralisateur ni alarmiste. Le mot juste et le verbe acéré, en parfaite adéquation avec les tares endémiques de notre bassin économique; les déplacements pendulaires et la qualité de vie des personnes actives devant cohabiter avec les attentes identiques des résidents.

 

Mr Hodgers est un candidat qui mérite d’être connu et non d’être pendu en public. Homme de fin compromis, cultivé et indépendant financièrement, maitrisant les échelons politiques grâce à une expérience indiscutable en la matière, cet homme saura allier les errances d’une Genève tournée vers le profit, avec les attentes d’une population tournée vers son propre avenir, sans être monolithique dans son action politique. Ne lui manque que l'adoubement de son parti pour partir à la conquête du fauteuil de ministre.

 

Sans lui, la réalité genevoise deviendrait une genferei de plus, car ce qui nous lie au reste du monde s’apparente plus à la mytholgie grec qu’à sa tragédie. Avec ou sans titre de Conseiller d'état du reste.

 

Antoine GAMBUZZA

09:30 Publié dans Genève | Tags : antonio hodgers, conseil d'état, élection | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |