12/04/2015

L’électeur, le laquais et le pique-assiette.

Une semaine avant les élections municipales, 10 % des électeurs de la République ont choisi les serviteurs de leur commune qui prendront les décisions d’avenir en leur nom pendant 5 ans. 

Ils gèreront le quotidien, entretiendront leurs infrastructures, agiront en leur nom et pour leur bien. La dimension politique  de nos idéaux m’a fait prendre conscience que le vote en bloc est contestataire mais peut se révéler également identitaire.

L’Entente, mène une campagne de proximité marathonienne. Les encarts, les affiches, les envois ont débuté fin février pour le PDC. Très sobre dans leur slogan, le droitier orange avance son programme sans jeter la lumière sur le choix des autres. Les candidats du droitier bleu sont plus gouailleurs. Ils incarnent cette droite qui se veut proche de la classe moyenne. Ses caciques sont pourtant des femmes et des hommes qui vivent largement au dessus de la classe moyenne, favorisent les ponts en or aux investisseurs au détriment des revenus les moins élevés. Choix des bons risques? 

N’en déplaise aux candidats de l’Alternative, le vote compact est une expression exclusive qui noie l’expression populaire. Si la gauche traditionnelle (PS et Ensemble à Gauche) possède son électorat, la nouvelle gauche (Les Verts) encore moins identitaire, prône un vote pour ses combats alors que depuis toujours, c’est l’ajout sur la liste des électeurs qui leur ont permis d’être un jour la seconde force du canton. Pourtant, certains savent combien l’équilibre de nos finances est indispensable aux actions de proximités. 

La nouvelle force, nous susurre que nous ne serons pas les dindons de leur farce. La force verte nous distille son programme sur le dos d’un bouvier bernois alors que le premier parti de Suisse doit s’allier à la force bicolore pour exister dans le cœur des genevoises et des genevois. Difficile pour un parti qui aimerait faire plus l’économie rurale, les PMI et les PME dans un canton-Ville comme le notre. Pendant ce temps, la force bicolore fait le lit des causes qu’elle défend. Sous couvert de slogans anti-frontaliers et pro-capitaliste, elle convainc que le meilleur choix c’est de privilégier son action qui se fonde sur les défauts des deux courants traditionnels et qui mêne notre canton dans l'abime de son identité.

 

Au final, l’électeur sera en prise à choisir les moins mauvais candidats, les plus motivés et celles et ceux qui auront à cœur de défendre en premier lieux leurs affaires privées, le patrimoine de leur famille et de dépenser les deniers publics pour asseoir leur électorat sur leurs actions clientélistes.

Faut-il pour autant prôner un nouvel ordre politique ? Non bien sûr, mais il ne faut pas chercher plus loin le désintérêt de la population pour les élections.

 

 

Antonio Gambuzza.

15:23 Publié dans Air du temps | Tags : 19 avril 2015, élections communales, lemanbleu.ch, tdg | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |