20/11/2014

Quand la droite pleure, c'est Künzler qui rit

 Il m’est difficile de lire à quel point le partenariat social est fragile. Il ne faut pas moins d’une victoire de la gauche pour que, d’un irrespect d’une loi  approuvée par le peuple, les pouvoirs en place décrètent ennemis d’état celles et ceux qui réclament une application strict du texte approuvé deux fois par les genevoises et les genevois. 
Rappel des faits :

Au siècle dernier (il y a 14 ans), les TPG recevaient 70% de subvention de la part de l’Etat. La majorité du Gouvernement était alors de… Droite. De contrat quadriennal en contrat de prestations sur 4 ans (sic) ce montant a atteint l’équilibre avec 51% de subvention et une augmentation de l'offre de 100%.

Le prix du billet sans subvention quant à lui n'a jamais bougé. C'est la baisse de cette manne qui a induit une augmentation spectaculaire, le faisant passer de 2.50.- à 3.50.- au nez et à la barbe des clientes et des clients.

Pourtant, la garantie du maintient des emplois représente 1,5% du budget annuel des tpg, rallonge refusée net par la commission des transports du Grand-Conseil.

Tout porte à croire que ce gouvernement souhaite inclure dans son enveloppe actuelle les coûts d’exploitation du CEVA, avec pour cible une part de sous-traitance qui passerait de 10 à 20%. De quoi nourrir quelques appétits d'entrepreneurs très Libéral (reSic).

 

http://ge.ch/grandconseil/data/texte/PL11547.pdf

 

Et Künzler me direz-vous? En 4 ans, elle n'a jamais subit de préavis de grève de la part des services dont elle répondait. Elle ne devait pas y connaitre grand-chose mais elle fut fidèle aux principes de gouvernance, tout en oeuvrant selon ses promesses électorales.

La Droite n'en a pas voulu.

 

Antonio Gambuzza

 

18:56 Publié dans Genève, Humeur | Tags : barthassat, tpg, tdg, le temps, le courrier, grève, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

25/06/2014

Genève et la vallée de la Traz-versée dans la Rade.

Il y a un trop plein de voiture en ville !!! Tout le monde est d’accord pour faire ce constat.

Il s’agit maintenant de savoir si la cause est politique, idéologique et antipopulaire ou une obligation de l’Etat. 

 

Chercher des bouc-émissaires dans les politiques menée par le passer ou revenir tant et plus sur la non construction des P+R sur France ne résoudra pas nos aspirations individuelles en matière de circulation routière. A être historique, il faut se rappeler que le Grand-Conseil ET le Conseil d’Etat sont des bastions de l'Entente, exception faite d'une législature dans les années nonante.

 

Dans le concert des inepties, certains avis expriment, au nom de l’écologie, la déconstruction des aménagements actuels pour remettre la voiture au milieu de la cité, alors que c’est précisément ces aménagements routiers qui rendent l’usage de la voiture plus écolos. Les carrefours sont dimensionnés au respect des normes actuelles de l’OPAIR, favorisant le trafic pendulaire par le rail...

 

L’avenir économique de la région est donc un enjeu qui doit nous préoccuper au-delà de toute apologie partisane vue de la rive gauche. Par exemple, il faut se poser la question de la mobilité économique. La loi fédérale sur le travail qui régit le déplacement domicile-lieux de travail n’offre pas la prérogative étatique d’imposer aux employeurs la mise en place d'une politique d'entreprise en faveur de l’utilisation des transports publics. 

 

L’engorgement de la mobilité ne touche pas que la locomotion motorisée privée. Les transports collectifs sont bondés, les planifications en la matière ont pris quasiment 10 ans de retard tant par la faute de recours idéologiques, de la justice qui traite le bien-être collectif comme un crime pathologique, de politiciens qui apprécient de renvoyer leurs travaux de commissions en commissions (sic).

 

Ce n’est certes pas avec les lunettes de l’écologie que nous allons résoudre le problème de circulation et de construction des traversées mais c’est avec ce double-monocle qu’il faut envisager l’avenir. Dimensionner des infrastructures routières au prétexte que le futur sera plus vert nous verse dans l’apologie du jeu de hasard tant les échéances de ce renouveau est abscons.

  

Actuellement, sans économies dans le programme de l’Etat, aucun investissement de cet ordre n’est possible. Les délégués des partis de l’Entente ont envoyé un signal fort à ce sujet mais c’est surtout dans la campagne que leur position devra s’affirmer.

 

Les opposants historiques à la mobilité individuelle sont majoritairement de l’Alternative. Il faudra que celle-ci casse sa tirelire pour mener cette campagne contre ce vote. Si en passant elle pouvait développer des arguments plus convaincants que ses tirades habituelles sur l’écologie et la lutte des classes...

 

Cette traversée ne doit pas être réalisée dans des conditions inacceptables. Que nos élus remettent la fiscalité du Canton sur le métier et fassent voler en éclat le bouclier fiscal devenu obsolète. Qu'ils assument l’empilement croissant des obligations de l’Etat et des attentes de la population.

 

Qui supporterait de savoir que c’est par la réduction de l’effectif des enseignants que la trémie d’accès sur l’avenue de France serait financée ? Que le système de ventilation dans le tunnel serait installé en lieu et place de la rénovation d’une école primaire ? Que les honoraires des architectes seraient payés par l’abandon des compensations agricoles ? Sans parler de la réduction de la dette, le renforcement de la politique carcérale, de l’augmentation des effectifs policiers etc.

 

Que l’on cesse ce phagocytage des votations populaire afin de rendre la politique genevoise plus lisible et digne d’intérêt, populaire.

28/03/2014

Papillon d'hiver ou papillon d'été

Ce matin, je me suis rappelé que le 29 mars, nous passerons à l’heure d’été. C'est alors que l’image d’un paisible veau suivant sa génisse qui pestait contre ce chamboulement m’a gagné.

 

Je me suis rendu compte que ce changement d’horaire, qui n'est pas usuel partout, est devenu automatique au point que plus personne n’y accorde de l’importance. Je me suis rendu compte de la primordialité de la taille critique et du choix de vie.

 

Je n’imagine pas meilleur exemple comme choix de société. Cela compromet aucun  fondement culturel ou religieux, agit en recherchant le plus grand confort de tous et ne nourrit aucune autre ambition que la diminution l’action négative de l’homme sur son habitat. Puisque tous les pays qui nous entourent pratiquent le changement d’horaire, nous sommes convaincus du bien-fondé d’opérer également cet aménagement temporel.

Mieux que ça, deux fois par année, la commémoration de la crise pétrolière de 1974 agit comme un aiguillon pour ne plus dépendre des importations de pétrole (sic)… Ce qui est étonnant, c’est que l’on nous promet plus d’écologie mais à la condition de consommer de l’énergie (resic)
 

Le quadra que je suis se rappelle que la Suisse n’a pas suivit le mouvement dès ses débuts. Il y a donc la possibilité d’initier des mouvements afin de constater les limites de leur efficacité.

 

Début du deuxième millénaire, la classe politique tout entière avait parié sur le chemin de fer urbain, avec l’extension du réseau tram, mais également régional avec le CEVA. Dix ans après, cette belle unanimité s’est disloquée sur le mur des recours, des alliances et des retards prévisibles.

 

Alors, ce samedi 29 mars, j’espère qu’un effet papillon transformera l'escalade de la mauvaise foi qui agite le cocotier de la république, que nos juges et nos politiciens se rendent à l’évidence qu’ils ne sont pas les princes d’une monarchie républicaine et qu’ils agissent à nouveau dans l’intérêt de tous.

 

 

Antonio Gambuzza

00:00 Publié dans Air du temps, Humeur | Tags : ceva, barthassat, künzler, voie verte, annemasse, retard, champel, nouvelle comédie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |