25/06/2014

Genève et la vallée de la Traz-versée dans la Rade.

Il y a un trop plein de voiture en ville !!! Tout le monde est d’accord pour faire ce constat.

Il s’agit maintenant de savoir si la cause est politique, idéologique et antipopulaire ou une obligation de l’Etat. 

 

Chercher des bouc-émissaires dans les politiques menée par le passer ou revenir tant et plus sur la non construction des P+R sur France ne résoudra pas nos aspirations individuelles en matière de circulation routière. A être historique, il faut se rappeler que le Grand-Conseil ET le Conseil d’Etat sont des bastions de l'Entente, exception faite d'une législature dans les années nonante.

 

Dans le concert des inepties, certains avis expriment, au nom de l’écologie, la déconstruction des aménagements actuels pour remettre la voiture au milieu de la cité, alors que c’est précisément ces aménagements routiers qui rendent l’usage de la voiture plus écolos. Les carrefours sont dimensionnés au respect des normes actuelles de l’OPAIR, favorisant le trafic pendulaire par le rail...

 

L’avenir économique de la région est donc un enjeu qui doit nous préoccuper au-delà de toute apologie partisane vue de la rive gauche. Par exemple, il faut se poser la question de la mobilité économique. La loi fédérale sur le travail qui régit le déplacement domicile-lieux de travail n’offre pas la prérogative étatique d’imposer aux employeurs la mise en place d'une politique d'entreprise en faveur de l’utilisation des transports publics. 

 

L’engorgement de la mobilité ne touche pas que la locomotion motorisée privée. Les transports collectifs sont bondés, les planifications en la matière ont pris quasiment 10 ans de retard tant par la faute de recours idéologiques, de la justice qui traite le bien-être collectif comme un crime pathologique, de politiciens qui apprécient de renvoyer leurs travaux de commissions en commissions (sic).

 

Ce n’est certes pas avec les lunettes de l’écologie que nous allons résoudre le problème de circulation et de construction des traversées mais c’est avec ce double-monocle qu’il faut envisager l’avenir. Dimensionner des infrastructures routières au prétexte que le futur sera plus vert nous verse dans l’apologie du jeu de hasard tant les échéances de ce renouveau est abscons.

  

Actuellement, sans économies dans le programme de l’Etat, aucun investissement de cet ordre n’est possible. Les délégués des partis de l’Entente ont envoyé un signal fort à ce sujet mais c’est surtout dans la campagne que leur position devra s’affirmer.

 

Les opposants historiques à la mobilité individuelle sont majoritairement de l’Alternative. Il faudra que celle-ci casse sa tirelire pour mener cette campagne contre ce vote. Si en passant elle pouvait développer des arguments plus convaincants que ses tirades habituelles sur l’écologie et la lutte des classes...

 

Cette traversée ne doit pas être réalisée dans des conditions inacceptables. Que nos élus remettent la fiscalité du Canton sur le métier et fassent voler en éclat le bouclier fiscal devenu obsolète. Qu'ils assument l’empilement croissant des obligations de l’Etat et des attentes de la population.

 

Qui supporterait de savoir que c’est par la réduction de l’effectif des enseignants que la trémie d’accès sur l’avenue de France serait financée ? Que le système de ventilation dans le tunnel serait installé en lieu et place de la rénovation d’une école primaire ? Que les honoraires des architectes seraient payés par l’abandon des compensations agricoles ? Sans parler de la réduction de la dette, le renforcement de la politique carcérale, de l’augmentation des effectifs policiers etc.

 

Que l’on cesse ce phagocytage des votations populaire afin de rendre la politique genevoise plus lisible et digne d’intérêt, populaire.

21/05/2014

Les tpg, le Grand-Genève et les blocs identitaires.

La députée, le député genevois, les papables candidats à occuper ce poste ou celui de secrétaire général de l’ONU (ci-après les députés) reviennent en permanence à leur fondamentaux, au discours bien huilé appris en caucus politique. Ce qui est incroyable, c’est la vitesse avec laquelle l’étalage des limites de leur rôle s’affiche. 

Cette ductilité, mainte fois relevée dans les médias locaux ne cesse de ronger la sérénité d'une frange de la population, à tout le moins la mienne. Lorsque j’étais étudiant, une rédaction de qualité devait comporter du sens, de l’argumentaire et peu d’erreur de français. De nos jours, la qualité première de nos députés est de produire des textes sans erreur de syntaxe et s’exprimer sans erreurs d'élocution. L’intérêt général de la population est complètement écarté et les mots sont devenus vides de sens. 

Pis, se gaussant devant l’étalage des difficultés dans lesquelles se retrouve la régie publique de transport genevois (ci-après tpg), je relève le caractère pisse-froid de leur motivation ; se servir avant de servir.

Au lieu d'être force de proposition comme le demande la nouvelle loi, ils envisagent de ne pas baisser les tarifs. Alors que le sens même du texte approuvé par le souverain est de maintenir un service de qualité, ils se rabattent sur la menace de coupes dans les prestations. Plutôt que de se remettre en question sur le taux de couverture des produits financiers, les voilà partis en conjecture sur la possibilité de faire la sourde oreille. Mais le summum que j’ai pu lire, c’est la volonté de connaitre les résultats d’une étude sur les priorités de la clientèle des transports collectifs alors que la plus récente et la plus probante pour le bassin genevois est parue le 18 mai 2014 dans les urnes!

Je m'attriste à penser que la population a le gouvernement qu’elle mérite, prompte à répéter tel le répond de la messe et la bouche en cœur, que le populisme de droite n’est pas anti-frontalier mais pro-genevois. Je fais l’amer constat de ne plus me reconnaitre dans une politique cantonale qui a oublié ce que signifie les mots compromis, moindre mal, service publique et économie d’échelle. L’enjeu est de flatter son électorat, celui de son partenaire et de tourner en rond, tel le mantra d'un moine tibétain vivant en ermite et se flattant d'être aussi changeant que le temps.

Bientôt, dans 20 ans, lorsqu'il n'y aura plus personne à transporter, je pourrai d’avantage m'indigner. Lorsque, comme dans les années septante, les régies nous offriront les trois premiers mois de loyer tant le taux de vacance sera élevé, il sera temps de mener une politique tournée vers son voisin mais pour quel avenir? 

 

Antonio Gambuzza

21:34 Publié dans Air du temps, Humeur | Tags : 18 mai 2014, tpg, françois longchamp, luc barthassat, grand conseil genevois | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |