les verts

  • Hodgers, des panneaux et du béton

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    Diable, la révolution de palais n’a pas pris. Notre système de souveraineté populaire aura mis du temps pour écarter les écueils juridiques et les lois contestable. Non que la volonté des Conseillers d’Etat ne soit pas ferme mais elle s’affirme dans un équilibre triangulaire ceint des électeurs et des élus mais également du courant politique de l’instant. La sensibilité environnementale s’exprime depuis la fin des années soixante mais elle a longtemps véhiculé des à priori rétrogrades et anti capitaliste.

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  • La fonction publique, l’avenir économique et l’Hospice Général.

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    Cher Député,

     

    Fin 2018, par ton action, Genève veut assainir la caisse de retraite de sa fonction publique. Début 2020, la fiscalité des entreprises du Canton devra être adaptée. Le Grand Conseil, dans son immense sagesse distille  en patron les moyens qui garantisent le fonctionnement de l’État.

    Sur les cents personnes qui composent le Grand Conseil, combien se soucient d’être les garants d’un état régalien, équilibré respectant la maxime; gouverner c'est prévoir. Cher Député, ta présence au saint des Saints genevois est limitée (généralement à 12 ans) mais tes décisions façonnent la République sur une temporalité parfois séculaire.

    En 2011 déjà, l’échéance sur la fiscalité des entreprises était sur toutes les lèvres. Tes sages prédécesseurs ne l’ont pas solutionné, préférant lancer la patate chaude deux fois, sans nul doute pour imposer le changement par le chantage de l’imminence. Comme lors de chaque plénière, cher Député, tu approuveras ou honniras mais avec ton groupe tu voteras.

    Quelques jours avant la session de décembre 2018 pourtant je te plains; oppressé par ces deux changements fondamentaux que sont la fiscalité des entreprises et sa concurrence directe avec le Canton de Vaud ainsi que la recapitalisation des caisses de retraites de ta fonction publique, reçois tout mon respect.

    Si le choc de la fiscalité impacterait les finances moins de 5 ans, cette instabilité s’étalera sur deux législatures alors que celui des retraites créera un choc encore plus grand et plus durable. En effet, il est très simple de comprendre que les fonctionnaires qui feront valoir leurs droits à la retraite devront s’exiler à l’étranger ou s’inscrire au SPC genevois afin de toucher des aides que ce soit pour les primes maladies ou simplement pour avoir de quoi finir le mois.

    Cher Député, comme toi, j’entends murmurer certains de tes collègues contre la fonction publique, une feuille de calcul d’actuaire à la main, scandant que nous voilà face à des fonctionnaires qui ne méritent pas un tel système surtout quand leur salaire est aussi élevé.

    Mais le revenu d’un employé de la fonction publique et du parapublique n’est-il plus le reflet des coûts exorbitants qu’il faut débourser pour vivre à Genève. Avant de faire de la rhétorique, revois la politique que tu défends de manière à permettre à ces serviteurs du contribuable de vivre décemment dans notre cher canton avec le salaire que tu estimeras suffisant.

    Ne perds jamais de l’esprit que toute autre option le renvoie irrémédiablement à l’Hospice Général et transfert aux futurs contribuables les coûts normalement supportés par sa Fondation de prévoyance.

    Cher député, je te remercie donc de mijoter un menu dans lequel le contribuable paiera son écot de manière juste et suffisante pour qu’il puisse vivre du produit de son travail tout en ne revoyant pas aveuglément le contrat de la fonction publique, ce qui te permettra de contenir l’explosion des coûts du social pour les prochaines années.

    En espérant que ces quelques lignes sauront trouver le chemin de ta raison, je te remercie d’agréer, cher Député, l’expression de ma parfaite considération.

     

    Antonio Gambuzza

  • Union démocratique genevoise en marche

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    Personnellement j’octroyais à  M. Stauffer le pouvoir surnaturel de faire le quorum à lui tout seul.

    Ses facéties politiques, son discours simple et efficace n’ont pas suffi à convaincre une frange de la population qui semble avoir pris la clé des champs afin de bouder la nouvelle ligue néolibérale pour laquelle le tribun s’est vendu corps et âme. Une ligue pour les personnes hors normes financières mais pour laquelle la finance mondiale ne semble plus vouloir investir en Suissssssssss. Il n’en fallait pas d’avantage, le bouillon des super-riches était trop salé pour la soupe populaire.

     

    Malgré un homme qui sait capitaliser sur ses certitudes et se vendre au prix qu’il s’estime, lors de son départ et ses déclarations apaisantes, rien ne paraissait clair; ancien collègue voire un ami, spécialiste de la question genevoise... Voilà une formule plutôt étonnante pour quelqu’un qui a cultivé l’adversité et le passage en force.

     

    La recette qui a fait son succès pendant 10 ans avait le vent en poupe, renonçant à sa vie politique à grand renfort de déclaration de presse, le sabordage du MCG était-il vraiment son quitte ou double politique ? Trop intelligent pour ne pas avoir appris de ses précédents échecs, sa candidature au Conseil d’Etat dissimule mal le mélange quasi universel du fric, des affaires et du pouvoir. Ses colistiers l’ont semble-t-il repêché comme un atout pour lancé Genève sur une orbite de République indépendante. Pourrait-on  lui jeter la pierre, quand bien même fusse l’ivresse du pouvoir qui aurait guidé les intentions de notre trublion. Qui n’aurait pas enfourché à nouveau son destrier pour briller sous les feux de la rampe.

     

    A combattre sans péril on ne peut vaincre sans gloire dit l’adage. Le plus grand service qu’a pu rendre E.S. à ses anciens colistiers c’est de les avoir combattus, d’avoir perdu et de repartir face à ceux qui paraissait encore pour le maillon faible du parti.

     

    A cette heure, quel est son héritage pour les années futures ?
    Hors MCG, une respectabilité des militants qui ne cherchent pas de bouc-émissaires à leur problèmes, des leaders de partis qui peuvent enfin conduir leur réflexion au-delà du droit supérieur pour mener à bien une politique territoriale de l’emploi.

     

    Intra-muros, Le MCG doit ses gènes dominants à E.S. mais il ne peut se targuer de lui avoir livré son ADN. Comme toute filiation, apparaissent les digressions constituées par de nouvelles personnes donnant un élan intéressant pour ce parti qui surf toujours avec des idées sociales et économiques fortement imbriquées. Au contraire de ce qui a pu être dit, leur manque de lisibilité n’était que le reflet de dissensions internes qui devraient maintenant s’estomper.

     

    Ironie du sort, c’est bien des personnes traditionnellement de gauche et déçue par l’absence de fibre sociale d’E.S. qui ont rejoint les rangs de l’Alternative (+7 sièges) alors que la progression du PLR se marque surtout sur le recul de l’UDC (-3 sièges) l’Entente ne reprenant que 2 petits sièges à cette formation désormais rescapée d'un infanticide politique.

     

    Durant les 5 années à venir, l'arène démocratique genevoise sera aux soins intensifs. Pour séduire à nouveau, le MCG devra se défaire d’une partie de ses communicants non pas pour moins taper  sur le frontalier mais pour mieux expliquer son volet social et s’il y parvient, qui des Socialistes ou des Verts en feront les frais ?

     

    Le discours auto-centré de la formation à la Rose risque de connaitre son chant du cygne à vouloir écarter trop vite son cousin Verts bien mieux disposé à évoquer l'équité financière des entreprises, bien plus adroit sur les questions environnementales et qui peut se targuer de connaitre un volet social plus adapté au territoire genevois clivé par deux rives mais également par une division ville-campagne qui ne se dompte pas.

     

     

    Dans la quiétude de voir à nouveau la vie politique touner autour de projets et non de scandales,  je vous souhaite, Monsieur Stauffer, le meilleur des bon vents dans votre siège brésilien, d’où vous pourrez diriger vos sociétés valaisannes.

     

    From Geneva with love. 

    Antonio Gambuzza

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