21/04/2015

Le propre de l’homme est de réfléchir avant d’élire

Le propre des nouveaux partis est de trouver une solution face à leur signe indien.

Si les Verts chutent inexorablement, c’est justement parce qu’ils n’ont pas accordé assez d’importance à la tolérance. Depuis le temps, ils devraient peser le pour et le contre de la parité au sein de leur représentation politique. Qui souhaite s’engager dans un mandat électif pour des raisons de genre? Ces dernières années, hormis Les Socialistes, aucun parti n'a souhaité collaborer avec une personne présente pour des raisons dogmatiques.

Qu’un homme ne puisse se présenter pour raison de surnombre est déjà un drame démocratique. Mais qu’une femme ne puisse se convaincre que sa place est due à ses compétences s’apparente à un déni pur et simple. Pourtant, dans ce parti les sections communales ont encore le choix de présenter leurs candidats. Malgré cela, leur communication politique reste floue. Ce que je constate, c’est que les sections qui ont fait le pari de présenter une liste sans accorder d’importance à cette parité ont fait mieux que résister.


Le MCG a d’autres chats à fouetter. Lui qui se gargarisait de son écho auprès de la population et chacun y est allé de sa docte explication quand à sa vertigineuse ascension qui devait s’atténuer en 2015. Même les plus optimistes se sont trompés en leur accordant le crédit d’une croissance continue qui aurait vu l’Entente fusionner en un seul parti dans les dix ans. Se faisant, la douceur de l’analyse journalistique n’a pas suffit. La TdG qui titrait : "le MCG stoppé net" masquait mal la réalité. Ces élections furent une Bérézina auquel personne ne s’attendait.

Le comité directeur du parti préfère même tancer la Tribune de Genève plutôt que d’analyser la cruauté des propos tenus pendant sa campagne électorale. Avec le résultat des municipales 2015, ils doivent envier la performance cantonale de leur cousin de la Lega.

Leur vile accusation envers le quotidien genevois pourrait être un énième effet de manche mais il se pourrait que certains tribuns tentent de créer de toute pièce l’infrastructure médiatique qui assurerait une ligne éditoriale ne souffrant d’aucune censure. En auront-ils les moyens ?


L’UDC, premier parti de Suisse ne parvient pas à se faire une place dans les communes et dans la République. L’analyse politique se voudrait plus difficile tant son petit frère MCG attire les raisons pavloviennes d'épanouissement du mouvement agrarien. Pourtant, c’est bien parce que les intolérants de tous bords se retrouvent dans la ligne économique de l’Entente que ce parti peine à convaincre l’économie rurale. Aussi sympathique que peuvent être ses leaders et ses représentants, c’est bien la vacuité de leur programme genevois qui fait défaut au point qu'il me semble inopportun d'évoquer le signe indien. 


Quand aux partis émergents tel que le PBD, les Vert’libéraux et autres PEV, c’est sans doute leur idéologie et le charisme de leurs dirigeants qui leur occasionne un dégât d’image. L’Electeur préfère se détourner de leur discours. 

Antonio Gambuzza