Antonio Gambuzza

  • un graphique sur le taux de l'or et l'orthographe

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    Une opiniâtre opposition à toute réforme linguistique se délecte à caricaturer la réforme orthographique de 1990 et se forcent à mal écrire le français pour souligner l'importance de l'orthographe. D'autres, plus réservés mais tout aussi véhéments s'élèvent en sauveur pour les générations futures qui ne doivent pas savoir moins que ce qu'ils ont appris en prétendant que cette réforme est un nivellement par le bas. Les plus créatifs s'amusent à détourner le sens des mots en utilisant la même grille d'analyse étymologique pour donner un souffle nouveau au même mot dans sa graphie du troisième millénaire.

    Les partisans de cette foudroyante révolution orthographique frondent les quolibets en soulignant justement la nécessité de maintenir la langue française vivante par son enrichissement de nouveaux vocabulaires et graphies mais avant tout maintenir son adaptation à l'usage commun, ce qui est la base même d'une langue. Moins créatifs que des élèves de la HEAD, le souci de l'apparence n'entrent pas en ligne et demeurent inflexible sur la nécessité de libérer du temps pour l'enseignement des autres matières. 

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  • Le mariage, les mœurs et l'amour

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    Les mœurs sont des manières non-écrites de vie entre personnes dans des situations communes. Elles ont cours dans la vie d'un pays, d'une vallée, d'un clan entre des individus contribuant à la prospérité locale et leur permet d'y prendre part.

    Aujourd'hui, partisans et opposants s'ébouriffent avec des arguments teintés de vérité pour celle ou celui qui les émet. Ces arguments sont parfois raillées, considérés avec une teinte politique inepte ou encore d'un autre âge. Nous n'avons pas de manières humbles d'accepter la limite de notre compréhension à notre propre existence alors admettre que l'on comprend ce que notre voisin dit ou fait n'est guère aisé.

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  • Le débat, l'action d'un magistrat et l'écho fédéral

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    Au début de l'été, Me Poggia, Magistrat en charge de la santé pour le canton a suscité le débat en affirmant que le personnel soignant qui refuse de se faire vacciner est une erreur de casting.

    Visiblement satisfait de son effet, même si celui-ci dépassait le champs institutionnelle de son action, notre tribun sent légitime un élan frontal sur les libertés fondamentales des citoyennes et citoyens, à l'instar de ses autres collègues de pouvoir, sans jamais porter un regard balancé de l'action de l'état.

    Me Poggia semble porter l'idée de l'onction mystique, comme si son élection était de droit divin et que les institutionnelles pouvaient être foulées avec comme seule référence le suffrage universel. Pour mémoire, celui-ci départage des candidats dans une course qui se gagne en partie grâce à un programme mais également à une base électorale . 

    Souvenez-vous, c'est sur son engagement de défense des assurés des caisses maladies que le Robin des bois de la Lamal s'est fait connaitre il y a 25 ans. En fin de mandat politique, le chevalier blanc des moulins modernes semble las et je m'épuise à réagir aux soubresauts d'inepties d'un homme dont le parcours professionnel est remarquable. 

    On l'aime ou on ne l'aime pas mais la pandémie fait craqueler le vernis. Si l'homme est étanche, son action prend l'eau au point que je me demande il serait bon pour Genève que l'homme se mette en retrait avant de passer le flambeau. Comme tout élu ne sentant pas de successeur en mesure de prendre le relais, MaPo préfère l'amer exercice de la rupture collégiale et du populisme. Peu importe que l'on se base sur des faits, l'important c'est l'adhésion idéologique. En se targuant d'être ni de gauche ni de droite, il manipule la fascination populaire pour l'ivresse du potentat locale, se légitimant sous le regard bienveillant du droit supérieur, et avec la complicité d'un média romand qui se congratule d'être de référence alors qu'il modifie sa Une web en regard de l'appréciation des élus concernés. 

    Aujourd'hui, le paternalisme de nos autorités masque mal la volonté d'imposer un nouveau type de vaccin sans explication scientifique et avec une forte balance commerciale. Certes, être à la pointe de l'innovation est essentiel et le pari de démocratiser les traitement ARN est sans doute une stratégie qui fait sens mais, la résistance civile rencontrée ne mérite non pas un passage en force mais une adhésion qui se mesure à peu près à 50% de la population. Et les autres?

    Les autres, contrairement à ce qui anime les "débats" sur la toile, ce ne sont pas les antivax qui rencontrent une adhésion monolithique et qui induit la disproportion consommée de la réponse politique mais un faisceau de personnes multiples dont celles et ceux qui se prémunissent par la prudence de l'infection latente et qui attendent un remède préventif identique à ceux qui ornent leur carnet de vaccination.

    Me Poggia est dans l’œil du cyclone et je lui aurais volontiers accordé le bénéfice du doute mais la mise en place de tests systématiques pour le personnel non vacciné des HUG est une manière d'enfoncer le clou de la division tant la méconnaissance opérationnelle rend la dépense inepte.

    Il est temps pour le collège gouvernemental de se resserrer et de cesser de piétiné la sagesse populaire pour expliqué encore le besoin de garder la conscience de l'autre en ajoutant le vaccin aux mesures déjà en place. Et si l'idée d'organiser une agora afin de rencontrer les lecteurs d'un journal ou les habitants d'un quartier leur prend, que nos autorités n'oublient pas de faire une présentation de ce qui est vérifié (vaccin, protection risque etc.), ce qui ne l'est plus ( immunité grégaire, innocuité des traitements inutilité des masques etc.) et ce à quoi nous devons nous préparer, (long exercice, augmentation progressives des connaissances) etc.

    Antonio Gambuzza