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Depuis début mars, chacun est devenu virologue, épidémiologiste, éthicien ou simplement névrosé par cet assourdissante incertitude qui plane dans nos prédictions, nos souhaits et nos espoirs. Chacun râle pour une courbe, un chiffre, une absence d’aide mais chacun sait que l’autre en sait moins que soi.

Pourtant, que le Covid-19 se propage les autorités l’espèrent mais patiemment, afin de permettre le bon fonctionnement des services sanitaires universitaires, régionaux et privés. Sans faire l’apologie de la Lamal, on peut dire que pour le moment notre organisation a permis de contenir l’épidémie. Je ne peux cependant m’empêcher de comparer ce qui n’est pas comparable; les systèmes de santé qui nous entourent et à ce jeu, seule l’Allemagne fait mieux.

Sans tout connaitre de ce fabuleux pays au régime alimentaire si peu méditerranéen, je constate que c’est l’universalité des soins qui est garanti ainsi qu’une très bonne connaissance des comorbidités de la population avec des patients sous traitements. Cette universalité n'est pas théorique, elle est concrète, sans errance pharmaceutique ni limitation d’accès. Devant le succès du pragmatisme germanique, Monsieur Berset devra-t-il s’opposer aux prochaines modifications de cette Lamal qui nous met à mal? La réponse est Oui, sans équivoque! Une augmentation de nos franchises éloignera la population des soins médicaux.

L'hypothétique diminution des franchises devra être imposée sans répercussion sur les primes car cette mesure soutien un effet indirect sur les coûts de la santé. Une autre mesure d'économie et de transparence sanitaire; faire supporter les maladie chroniques par l’assurance invalidité. La raison en est très simple, les médecins factureraient le suivi de ces maladies à l’A.I. et non au patient. L’assurance sociale pourrait alors effectuer un contrôle et adapter les remboursements en cas d’abus des professionnels de la santé.

Dans tous les cas, tous devront trouver les moyens de mettre en place une politique de santé universelle voulue par la Confédération et la population qui s'oppose à la logique de marché prévalante chez les assureurs privés. Aujourd'hui plus que jamais ils semblent avoir la main-mise sur l’ensemble de la chaine sanitaire, enfin par beau temps seulement…

La gestion de l’après Covid-19 devra faire l’objet d’une sincère introspection en lieu et places des traditionnelles auto-congratulations pourtant méritée par les acteurs demeurés au front. La question de la solidarité internationale devra être remise au centre des priorités car début mars, la condescendance de la RTS a laissé place à une vraie stratégie de communication nationale dans laquelle le pays fait office de bon élève en venant au secours des puissants de l’U.E. mais en délaissant plusieurs régions frontières entre le Valais et les Grisons.

Même après Armée XXI rien à changé en terme de stratégie. Mu par l'impossibilité de vendre leurs denrées dans leurs marchés intérieurs pour cause de chômage technique et vacuité politique, le sud de l’Europe continue de nous alimenter en produits consommables, .

La sécurité sanitaire, la santé économique du pays garantie par la durabilité des moyens de productions devront être les deux axes du prochain millénaire, non seulement de nos autorités fédérales mais également des Nations et des conglomérats de Nations.

 

Antonio Gambuzza

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