Les masques, les liqueurs Hydro-alcooliques et les discordes

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Tout d’abord, je tiens à saluer ici le sang-froid de nos autorités qui ont endigué une pandémie en activant à temps des mesures sanitaires sans précédent. Depuis le 16 mars, l’ensemble du pays se terre dans une distance sociale soutenu par un arrêt économique quasi total. Je pourrais pondérer leur courage mais la décision s’est faite pendant que le nord de l’Europe balbutiait entre raillerie et calcul migratoire.

Au bout de trois semaine, une presque normalité quotidienne s’est installée et la compréhension de la situation par chaque citoyen est plus ou moins équivalente. Les files d’attentes dans les magasins de premières nécessités sont respectées car la plus part d’entre nous ont la chance de pouvoir s’organiser pour éviter les cohues habituelles de 17h00.

Afin de lever les mesures sanitaires en place, certains utilisent les différences observées entre les Nations et mettent en avant une moindre propagation du Covid-19 quand la population porte un masque. Ce que les graphiques ne montrent pas ce sont le nombre d’habitants au m2 et le degré de préparation des Nations mais ce qui me préoccupe, c’est la comparaison faite non pas pour mieux protéger la population mais afin de redémarrer l’activité économique. A cette fin, le port du masque sera utile lors de la prochaine pandémie car la population n’a pas accès à un remède qui lui garantit un retour de la santé qui ferait suite à une convalescence chez soi.

Après la découverte d’une souche virale, un vaccin est disponible au bout de 4 mois  si l’OMS valide sa production et sa distribution (à partir de 50’) et nous en sommes loin. La seule façon de se prémunir contre cette loterie est donc ce ralentissement observé par l'ensemble des pays consommateurs occidentaux.

Pourtant, certains sont prêts à vous sacrifier comme les généraux envoyaient les soldats dans les tranchées de Verdun. Le seul point commun que je partage avec eux est que la situation n’est pas tenable. Pour eux c'est la cause et de mon point de vu c'est le remède.

Les prêts sans intérêts remboursables en 7 ans devront faire place à une déclaration de catastrophe naturelle exceptionnelle et ceci pour plusieurs raisons :

  • L’épidémie n’était pas prévisible (l’avant-dernière en 2015 est restée limitée en Asie).
  • Le caractère pandémique du Covid-19 est décrété par l’OMS depuis le 12 mars 2020.
  • Notre système économique ne permet pas de subventionner la production de bien et de service.
  • Il faut maintenir le savoir-faire et permettre aux entreprises d’investir.
  • Augmenter les charges non-déductibles d’exploitation.

De plus pour les citoyennes et les citoyens les assurances jouent font de la sémantique entre épidémie et pandémie. Il faut donc les remettre dans le chemin vertueux de la solidarité et de l'exécution de leurs prestations.

Toute les mesures qui visent à suppléer l’activité économique par de l’emprunt est vouée à ralentir la reprise alors que l’objectif est de la préparer. L’hypocrisie du taux zéro empêche la déduction fiscale du seul avantage de ce véhicule financier alors que la dette est fiscalisée. Cette approche doit changer et des garanties des services de Madame Fontanet doivent assurer les acteurs économiques de la non fiscalisation de ces emprunts.

Gouverner c’est prévoir et la seule certitude que l’on peut avancer aujourd’hui, ce que le Conseil fédéral ne laissera pas déborder une autre fois.

 

Antonio Gambuzza

 

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