La Ville de Genève, le prestige et la mouche du coche

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7 avril 14h30 environ, le service des votations publie le résultat des élections communales des 45 communes genevoises. Sans surprise, Lancy élit dans un fauteuil la candidate PDC Corinne Gachet Creffield. Après les remerciements de circonstance adressé par son colistier arrivé 3ème sur 3 candidat, il s'est fendu du commentaire; j’échoue au pied du podium. Après un combat l'émotion est toujours présente, merci Thiery.

En ville de Genève, les deux candidats de l’Entente se sont renvoyés la balle sur leur impossibilité de mettre en place un ticket. Après les avoir écoutés, je ne peux que saluer le courage de Madame Barbey qui lui a permis de surmonter les pressions de son parti et déjouer la malice de Simon Brandt. C'est bien la stratégie du ticket unique qui était vainqueur puisque chacun a mené campagne de son côté. Le PLR n'a pas su convaincre Messieurs Barthassat, Ivanov et Sormani de faire une liste commune sous la seule candidature de Monsieur Brandt. 

A droite, nous avons vécu une campagne avec deux locomotives et une constellation de candidats qui se sont maintenus au second tour par intérêt économique. L’électeur ne s’y est pas trompé et la victoire de Madame Barbey n’est pas due uniquement aux soutiens des partis de gauches mais surtout par l’abstention des électeurs de droite qui ne voulaient pas élire un PLR instituant une commodité de travail en un serment de fonction. A moins que les rancœurs du passé ont eu raison d'un mariage de raison. 

Le candidat Brandt a su revenir dans la course et recevoir l'adoubement de ses électeurs malgré les remous de fin d'année. Ce qui lui a sans doute fait défaut, c’est un conseiller en communication. Il su convaincre dans sa section communale mais c'est également à ce moment que sa forte personnalité s'est révélée non pas nourrie par le charisme d'un leader mais par les éclats d'un gourou. Mais sa victoire n'est pas d'avoir remporter une élection mais celle d'avoir lavé son honneur. Pour cela je ne peux que le féliciter. 

Plus que jamais, la déconvenue du candidat Brandt n’est pas une défaite personnelle mais bien celle d’un parti qui doit disrupter avec son passer et non reformuler sans cesse des propos sans lendemain. La réthorique permet de convaincre quand le monde va bien. La prochaine décennie ressemblera plus à une montagne russe et si le PLR veut conserver sa part du gâteau, ce parti doit réapprendre à travailler avec les principaux acteurs du monde politique, les électeurs sans partis.

 

 

Antonio Gambuzza

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